BIRMANIE- THAILANDE-CAMBODGE 2012-2013 A VELO.

LES RENCONTRES DU SUD.

05:52, 28/02/2013 .. 0 commentaires .. Lien

 
commentaires sur la route en construction... par sebiboy

       J'ai forcé le destin en partant sur une mauvaise route au départ de Phnom Penh. Alors, que je m'apprêtais à déguster un jus de multi fruits accélérateur de transit  dont j'avais supervisé la fabrication auprès d’une charmante famille à la vie simple. En ouvrant ma carte, tout en dégustant ces merveilles frugales à l’hygiène douteuse, (j’ai osé commander deux fois) dont j’ai disposé  je me suis rendu compte que je me dirigeais vers la frontière vietnamienne. Refaire trente kilomètre dans l'autre sens ne m'enchantais guère. Malgré le fait qu'il ne parlait pas du tout anglais, je suis arrivé à faire comprendre au chef de famille où je voulais aller. Par chance, il avait déjà dû tenir une carte entre les mains. Et c'est seulement en lui montrant les deux écritures sur un billet de banque qu'il a compris qu'il devait me marquer mon itinéraire en écriture khmer afin que les personnes que je rencontre puissent me comprendre plus rapidement.

           J'ai constaté une fois de plus que de quitter la route principale permet des rencontres vraiment plus authentiques. Ainsi, après le premier virage, j'ai bu le thé et mangé,  entouré d'une quinzaine de personnes aussi avenantes que curieuses. Cette route en construction qui coupait les rizières plein Est m'a remis au contact de la poussière rouge.


            Remis de ce détour intéressant, le lendemain, une de mes rencontres inopinée m'a laissé des souvenirs particuliers. En effet, j’ai télescopé un cycliste garé à l’ombre du panneau de bifurcation entre Kep et Kâmpôt. Afféré à rentrer en direct le point de navigation dans ma nouvelle application de partage d’itinéraire pour  I phone ( mais où nous mènera toute cette technologie, certains disent que nous courront à notre perte, c'est à réfléchir!) J’ai, donc en relevant la tête constaté qu’il était trop tard pour garder la maitrise de mon deux roues ainsi harnaché. J’ai eu le temps de voir deux sacoches sur un vélo avant de lécher le bitume. Le choc ne m’a pas empêché de comprendre  qu’il s’agissait d’un francophone. C’était un cycliste Français en train de regarder tranquillement sa carte, au bord de la route. En plus de l’effet de surprise, J'ai choqué mon nouvel ami en ne cessant de lui demander s’il m’avait vu taper la tête par terre. Conscient que j'avais percuté bien fortement le bitume au vu de l’état de mon casque, il ne savait que penser de mon attitude, d'autant que sans me connaitre, il ne s'avait pas quel était mon état d’élocution normal.

             C'est seulement dix jours après en Thaïlande que j'ai su que j'avais  une fracture de la clavicule. Jusque là, j’ai pu rouler  « à minima », (une cinquantaine de kilomètres par jour, et j’ai renoncé à mon projet de traverser au travers de pistes difficiles, le massif des cardamones). Les douleurs étaient très modérées. J’ai pris la précaution d’éviter un maximum les nids de poules, en revanche la nuit alors que j’étais allongé sur l’omoplate, l’articulation au repos, les douleurs étaient plus handicapantes. Dans ce genre de situation, la solitude resurgit plus facilement. Le sommeil est ainsi perturbé, pour peu que les 28°c au plus frais de la nuit ne soient pas jugulés par une climatisation.

            Le médecin que je suis allé voir au Cambodge, le lendemain de l’accident m'a rassuré, (presqu'en me tapant sur l'épaule et ce gracieusement), il a déclaré juste en ouvrant ma chemise, que je n'avais ni fracture, ni entorse.  

               Dix jours après, rendu tranquillement en vélo à Trat en Thaïlande, j'ai passé une demi journée à l'hôpital publique. Le circuit que les gens du peuple effectuent est intéressant pour moi, aussi bien du point de vu de mon métier d'infirmier, que pour mon désir de rencontrer la population et leur us et coutumes. J'ai été prévenu en avance de l'attente. Si je suis pressé, je dois aller consulter les mêmes médecins à l'hôpital privé et payer 10x plus cher. Une radio, une consultation, une batterie de médicaments et du matériel orthopédique m'est revenu à 15€. Cette épopée m'a valu en plus d'une belle anecdote une fracture non déplacée du tiers externe de la clavicule.


          Le matin avant l'accident, alors que je mangeais une soupe de pâtes. Je tentais de saler mon mets avec le glutamate, cet exhausteur de goût ressemblant à des cristaux de sels, incriminés dans des dégénérescences du cerveau en cas de consommation excessive. Je me plais à penser que c'est un abus de cette substance qui m'a fait perdre le contrôle de mon véhicule!


           Partagé par la perspective d’un challenge sur les pistes de jungle et la voix de la sagesse qui m'incitait à préserver mon épaule, je ne savais quel plan suivre. Puis, j'ai croisé deux cyclistes, encore des Français,  enchantés de leur séjour sur une petite île qui représente qu'un tout petit encart dans les guides touristiques. Dès qu'ils m'ont décrits l'authenticité du lieu, le restaurateur français aux petits ognons pour une clientèle étrangère plus que réduite et que dans le village une mémé confectionne des gaufres pour une fraction de dollar, j'ai su que cette île représentait une alternative parfaite pour clore mon étape au Cambodge.

            Avant de prendre le bateau, j'ai du rouler 3 heures sur 50km à respirer de la poussière rouge. En effet, les chinois confectionnent une trois x trois voies, le français installé sur l'île a pu éclairer un peu m'a curiosité. Pourquoi s'évertuer à vouloir mettre à terme un projet titanesque dans ce lieu recul é, en outre si ils n’arrivent pas à goudronner avant la mousson, beaucoup de terrassement sera à refaire.

            Le projet est de construire des villes entières de jeu. Les casinos sont interdits à la fois en Thaïlande et en Chine. Je trouve que c’est une drôle de façon de développer/protéger un parc national. Il semblerait qu'à terme un port autonome soit créé pour augmenter l'accès de la Chine de l'ouest avec la mer, en quelque sorte; couplés avec des projets routiers et ferroviaires tout aussi titanesques.
            Il était très intéressant de discuter avec ce français qui vit depuis une vingtaine d'année au Cambodge, en majorité à  Phnom Penh. Il a comblé mon manque de communication avec une population, certes attachante et souriante mais dont le niveau d'anglais et l'omniprésence de touristes appauvri les rapports.

            Des belges ont créés un hôtel et mon ami de deux jours, de par sa formation hôtelière m'a un peu ouvert les yeux sur leurs erreurs. En vaquant sur l'île, j'ai aussi pu discuter avec ce couple d'un abord très sympathique. Ils ont construits en pierre qu'ils ont dû amener du continent, 6 bungalows pour rentrer dans une autre gamme d'hôtellerie, mais ces constructions qui ne sont pas endémiques sont à la fois humides et chaudes, imposant des installations coûteuses et énergivores. Ils ont un groupe électrogène disproportionné par rapport à leur structure et surtout à leur taux de remplissage, il consomme 6l/h de fioul et 12 lorsqu'il est mal réglé. Lorsqu'ils ont remplis leur piscine la première fois, d'eau locale ferrugineuse, le chlore a réagit pour donner de l'eau rougeatre. Ils ont ainsi dû importer de l'eau à 6$ le m3. Leur expérience dans la construction ne leur a pas suffis, pour utiliser à bien un budget colossal et utiliser les ressources locales, le bois, l'énergie solaire...


Publié à 05:52, le 28/02/2013, Trat
Mots clefs :

{ Page précédente } { Page 1 sur 29 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Album photos
Archives
Amis
Album photos

Mes albums

Où suis-je actuellement ?




Sites favoris

vagabonde cycles.
Moyeux Rohloff
Maxime et Coralie de Lyon
Nene et Puppet
Sunshine School massage
Whileoutriding
Ashley ma collegue masseuse.
Estelle et Cedric de St Etienne.
Traversée du massif des Cardamomes par ion Ferguson
Marian&le en à vélo sur la route de la soie.

Rubriques


Derniers articles

LES RENCONTRES DU SUD.
LE MEKONG ET PHNOM PENH.
LES TEMPLES KHMERS.
DEBUT DU CAMBODGE.
STAGE DE MASSAGE, DEUXIEME SESSION.

Amis